Rallye Toulouse Tarfaya

Départ de la 5ème édition du Rallye Toulouse - Tarfaya

14 Mai 2026

"Il s'est préparé pour le lendemain comme pour un voyage." - Courrier Sud

Image rallye toulouse tarfaya

Départ de Toulouse

Hier, le Rallye Toulouse Tarfaya Cap Juby 2026 a officiellement débuté avec une cérémonie de départ riche en émotion à l’Envol des Pionniers. Malgré une météo capricieuse, les 17 avions engagés ont tous réussi à rejoindre Toulouse, prêts à écrire une nouvelle aventure aérienne.

Les équipages s’élancent désormais sur les traces de Saint-Exupéry et de l’univers poétique du Petit Prince. Une traversée humaine et aéronautique placée sous le signe du partage, de la mémoire et de l’évasion.
 Aujourd’hui, nos pilotes ont littéralement bravé les éléments avec une météo particulièrement pluvieuse à Toulouse et la Tramontane qui engendra quelques turbulences jusqu’à la frontière espagnole, puis le soleil s’est enfin montré. Tous sont arrivés à bon -aéro- port, Requena!

Pour cette 5ème édition, nos équipages jouent encore le jeu et vous raconteront LEUR Rallye, place donc à l’équipage « Mike Mike », composé de Robrecht et Peter !

Vol au dessus des montagnes

Équipage 1 : Peter & Robrecht

Je ne connais pas le Petit Prince, pas personnellement en tout cas, mais j'ai beaucoup entendu parler de lui. Il y a 4 ans, j’ai suivi les traces des Pionniers de l'Aéropostale et atterri à Tarfaya Cap Juby, là où est né le Petit Prince. Mais ce n'était qu'une escale en route vers Saint-Louis du Sénégal. Mes pilotes avaient alors une autre ambition. Cette fois, nous allons à Tarfaya, peut-être que je pourrai mieux y connaître le Petit Prince. Je suis F-GYMM, un Robin DR400. J'habite à l’aéroclub de Villeneuve-sur-Lot, et mes 2 pilotes belges ont décidé de participer au Rallye Toulouse Tarfaya cette année.

Quelle préparation ! Après tout, je dois voler au moins 30 heures dans des circonstances exceptionnelles ; au-dessus de l'eau (la mer Méditerranée, et je ne sais pas nager !), au-dessus de l'Afrique, c'est-à-dire le désert marocain. Pas évident pour un simple Robin du quotidien qui n'est habitué qu'aux tours de piste ! Donc : un entretien majeur de 50 heures, une nouvelle hélice, un jeu de pneus neufs, des vidanges d'huile et bien plus encore…  Philippe, mon mécano, a été très occupé avec moi ces derniers jours. Mais maintenant, je suis en pleine forme pour le grand voyage. Hier j'ai retrouvé tous mes confrères avions à Toulouse Lasbordes. D'autres Robin, mais aussi des Cessna, des Piper et un Sport Cruiser. Il y a même un collègue bimoteur. Un invité sympa.

Badia de Montjoi

On laisse le mauvais temps derrière, ici Badia de Montjoi.

Aujourd'hui, c'était le départ de Lasbordes. Très mauvais temps, pluie, mauvaise visibilité. Je me suis mouillé. De moi-même, je n'aurais pas volé, mais mes pilotes en avaient envie et avaient confiance. J'ai aussi confiance en eux, car c'est la deuxième fois qu'ils sortent avec moi, et ils ont été gentils avec moi la dernière fois.

Ce matin, décollage avec les vitres embuées, proche des nuages, et mes pilotes très incertains ; c'était leur premier long vol depuis longtemps. En tant qu'avion, vous le ressentez immédiatement. Trop tourner les boutons, et parfois les mauvais, trop de gaz, des virages un peu brusques, bref, ce n'était pas un début facile. Je suis une machine, donc j'y suis très sensible.

Mais au bout de 45 minutes, la routine a commencé et les pilotes avaient trouvé leur chemin, ça se sent. Nous avons longé les côtes espagnoles car le franchissement des Pyrénées n'était pas possible à cause des turbulences liées au vent.
 

Et puis la grande nouvelle : aujourd’hui, j'ai battu mon record personnel de vitesse avec 165 nœuds, (vitesse sol de 305 km/h) près de Carcassonne. Près de Barcelone, nous avons également croisé mon ami DR400 F-GTPA. J'étais presque capable de le toucher et de lui faire un clin d’œil.

 

Il y a peu de choses à voir au-dessus de la mer, à l'exception de quelques navires et d'une plateforme pétrolière, mais malheureusement pas de sous-marins ni de baleines cette fois-ci.

Plateforme petroliere

Petrolier

Vers Barcelone

Après Barcelone et Castellon, nous sommes retournés aux dessus des terres. Mes pilotes ont refait les calculs, pas besoin de faire escale pour un peu d’essence, alors j'ai été autorisé à voler directement vers la destination finale : Requena, située dans une région montagneuse, non loin de Valence.

Bref, après 4 heures et 9 minutes de vol, nous sommes arrivés sains et saufs à destination. J'ai fait le plein de 126 litres et mes garçons ont eu droit à une paella.
Tous les autres collègues étaient déjà là, donc je suis le plus lent de la bande. Mais cela ne me dérange pas parce que je suis là pour m'amuser. Et il nous reste encore de nombreux jours agréables à vivre.Requena, F-GYMM, Peter et Robrecht.

 

Requena meilleure meteo

Requena, meilleur météo qu'à Toulouse !

Peter et  Robrecht

Peter & Robrecht

L'instant Saint-Exupéry

Le 14 octobre 1926, Antoine de Saint-Exupéry est recruté par Didier Daurat à Toulouse Montaudran. Ce jour-là, il fait son entrée à la Compagnie Générale d’Entreprise Aéronautique (C.G.E.A.), dirigée par Pierre-Georges Latécoère, Didier Daurat et Beppo de Massimi.

Enfin, il rejoint la famille des pilotes parmi lesquels Jean Mermoz et Henri Guillaumet !

Saint Exupéry

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