Rallye Toulouse Tarfaya 23/05
23 mai 2026

Clap de fin à Alicante pour le 5ème Rallye
Toulouse - Tarfaya
"On ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux." - Le Petit Prince
Après 5600 kilomètres de vol, les 17 machines du Rallye Toulouse - Tarfaya/Cap Juby sont arrivées sans encombre à Alicante. Ce périple inoubliable sur les traces des pionniers et dans les pas de St-Exupéry a tenu toutes ses promesses. Partageant l’esprit de camaraderie et d’entraide, les 43 participants ont vécu des expériences et des moments inoubliables.
Chacun s’apprête à retourner demain vers son terrain d’origine avec des souvenirs plein la tête et l’envie de partager cette expérience.
Aujourd’hui c’est l’équipage des « têtes en l’air » qui vient clôturer nos récits de voyage.
Un grand bravo à tous! Rendez-vous le 19 septembre pour le départ du grand Rallye de Toulouse à St-Louis du Sénégal.
Un rendez-vous exceptionnel où nous célébrerons l’arrivée d’Antoine de St-Exupéry sur la Ligne avec le parrainage de Michel Polacco et la présence de Pierre-Elzéar Latécoère au départ de Toulouse et à l’escale de Juby.
Merci, l’organisation Air Aventures.


Équipage 9 : Les têtes en l'air - Nicolas & Marc Adrien


Bien connu pour son esprit rêveur, la tête dans les nuages, et son nez en trompette, le jeune Antoine de Saint-Exupéry avait reçu le surnom de "Pique la Lune". Très distrait, ce tempérament poétique se retrouvera plus tard dans son célèbre personnage du Petit Prince.
Nous sommes les têtes en l’air et participons pour la première fois à ce rallye mythique. C’est pour nous la concrétisation d’un rêve de longue date, partir sur les traces du Petit Prince et des hommes qui ont fait l’histoire de l’aéropostale.
Cette dernière étape consiste à relier Almeria à Muchamiel (Alicante).
Les obstacles sont nombreux et les contrôleurs aériens espagnols ne facilitent rien.
Au dernières nouvelles de Daniel, les transits « verticale des installations » ne seront pas autorisés, il faudra donc, encore une fois, voler bas et loin des côtes pour ne pas gêner le trafic commercial.
Départ matinal de l’hôtel pour essayer d’éviter les arrivées des avions de ligne. Malgré cette précaution, la tour de contrôle ne nous autorise pas à mettre en route, nous devons attendre sous la chaleur andalouse qui commence à se faire sentir.
Heureusement nous pouvons compter sur la force de persuasion de Céline qui finit par obtenir la tant attendue autorisation de mise en route.
Nous décollons finalement en piste 07 tout juste mise en service après que le vent matinal se soit levé, puis léger virage à droite pour rejoindre le point Sierra et c’est parti pour le transit côtier




Après avoir mis le cap au Nord-Est, le contrôle aérien nous invite à contacter le secteur suivant, San Javier.
Petit à petit, nous nous éloignons des côtes, mais sans jamais la perdre de vue, malgré les 1500ft maximum autorisés. Les paramètres moteur sont dans le vert, notre moteur Lycoming ronronne sereinement.
Nous volons de bateaux cargos en bateaux cargos et atteignons maintenant la zone de contrôle d’Alicante.
Notre périple se poursuit au dessus d’une mer Méditerranée calme et tranquille jusqu’à enfin pouvoir rallier la terre ferme et rejoindre circuit de piste de Muchamiel.
Nous rallions la vent arrière main droite piste 12 de l’aérodrome non contrôlé.
La piste étroite n’est pas très longue et descendante, l’atterrissage se doit d’être précis. Roulage, avitaillement et stationnement avec l’aide précieuse de Jean-Luc, Catherine et Daniel avant un déjeuner en bord de piste au restaurant de l’aérodrome.
Cette étape vient conclure les 10 jours de ce rallye qui restera pour nous une aventure aéronautique et humaine fabuleuse, permise par une organisation sans faille et de nombreux moments partagés avec les autres équipages, d’anecdotes et de rires.
Il y a néanmoins une chose que nous n’avions pas anticipée, c’est l’envie de recommencer, et de pousser l’expérience encore plus loin, jusqu’à Saint-Louis du Sénégal !
Comme le disait Saint Exupéry, « Pour chaque fin, il y a toujours un nouveau départ», alors qui sait…
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