Rallye Toulouse Tarfaya 19/05
19 mai 2026

Du Sahara à l'Atlas
"On est un peu seul dans le désert..." - Le Petit Prince
Les 300 nautiques de l’étape du jour furent très contrastés. À Tan Tan le ciel est toujours bas et gris ce matin. Le vent de nord renforce la sensation de froid et sur le tarmac, les équipages s’affairent aux dernier préparatifs des avions.
Heureux de retrouver la chaleur annoncée à Ouarzazate (32C) chacun met les gaz pour une étape qui s’annonce prometteuse. Décollage… Sitôt la fine couche nuageuse traversée, c’est le grand soleil. Mais rapidement les avions sont agités les uns après les autres par des soubresauts de plus en plus forts. Ainsi les turbulences sévères, provoquées par les vents sur l’Anti-Atlas, accompagneront la caravane volante sur toute l’étape. Violemment et longtemps secoués, les équipages arriveront à destination un peu fatigués, mais enrichis d’une nouvelle expérience renforcée par la faible visibilité du jour, assez courante sur les zones sahariennes.
Ce soir c’est l’équipage 7, Philippe IZARD et Alan COX qui nous font vivre leur aventure aérienne.
Alan et Philippe sont des habitués du Rallye Toulouse Saint-Louis : ils ont vécu de nombreuses fois les survols du Maroc, beau pays si accueillant.
Aujourd’hui le passage de l’Anti-Atlas a été une nouvelle expérience. Les turbulences ne les ont pas épargnés, comme l’ensemble de la caravane aérienne.
Visibilité crapoteuse sur l’avant mais assez bonne sur les côtés pour découvrir ce paysage minéral et désertique. Ses sommets imposants n’ont pas permis une route directe depuis Tan-Tan : nous l’avons contourné par le sud-est afin de les éviter. Malgré cela, le vent soufflant de l’est au dessus des montagnes a généré des turbulences orographiques (liées au relief), secouant les avions et leurs occupants, incommodant certains estomacs…
Tout s’est progressivement arrangé lors de la descente vers Ouarzazate grâce à un vent devenu favorable. La découverte par les airs de cette magnifique oasis restera un moment magique.
La journée de repos qui s’annonce permettra d’apprécier cet environnement exceptionnel…et aussi de reposer les vertèbres et estomacs secoués. Merci à tous nos avions et en particulier au F-BNJI, seul avion train classique (à roulette de queue) de nous avoir montré ces beaux paysages embrumés de chaleur. Même s’il n’apprécie guère les atterrissages dos au vent.
Alan Cox et Philippe Izard

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